Urbanisme

Lettre d'information

Accueil > Urbanisme > Lettre d'information

Lettre d'information du réseau Urbanisme & Bâtiment

Edito

L'ANRU a-t-elle les moyens de ses ambitions ?. (15/11/2008)

Les financements du Programme national de rénovation urbaine sont fragilisés et le comité d'évaluation et de suivi de l'Anru fait echo par voie de presse sur les nombreux sujets d'inquiétude sur le devenir des financements actuels et futurs de la rénovation urbaine. Sur le terrain, la situation tendue ressentie depuis un certain temps déjà génère des réactions. Ainsi, des associations d'élus locaux comme Ville et banlieue s'actionnent pour conjurer ce mauvais sort. Dès son origine, l'ANRU a connu des difficultés financières compte tenu des objectifs attendus. Si les années passées n'ont pas été les plus roses, 2009 risque d'être pire encore puisque les objectifs de la loi pour la programmation de la cohésion sociale ont été revus à la baisse : l'objectif de 250.000 démolitions a été réduit de facto à 130.000, et les 120.000 démolitions manquantes vont mécaniquement réduire la surface foncière disponible pour la construction de nouveaux logements. et entraver la diversification de l'habitat.


A l'origine de ces difficultés, il y a principalement le fait que l'Etat, qui s'était engagé par la loi, il y a un an, à financer le PNRU à hauteur de 6 milliards d'euros avec un minimum annuel de 465 millions, n'a versé au total à l'Anru, que 307,2 millions d'euros, entre 2004 et le 31 août 2008. Dès 2011, la trésorerie de l'Agence sera négative de plus de 100 millions d'euros. La commission des finances de l'Assemblée nationale souligne l'incohérence de ces décisions budgétaires vis-à-vis d'un programme pourtant décidé par l'Etat. Dans ce contexte hyper tendu les élus locaux militent depuis plusieurs mois auprès du gouvernement pour l'émergence d'un PNRU II qui relancerait la construction mais au-delà de ce deuxième plan, une rallonge de 1,5 milliard d'euros est nécessaire pour terminer ce qui est commencé. Ce n'est qu'après ce « léger » préalable que pourra être envisagé la mise sur pied d'un second programme. La secrétaire d'Etat à la Politique de la ville n'a pas caché au printemps son soutien à de telles attentes. La poursuite au-delà de 2013 de l'action de l'Anru permettrait aussi de financer plus de 120 quartiers Anru mais aussi d'autres quartiers non éligibles aux crédits de l'agence mais dont les handicaps justifient son intervention.

Lettre d'information du réseau Urbanisme & Bâtiment
Extrait de Lettre d'information du réseau Urbanisme & Bâtiment - N° 147 (16/11/2008)
Téléchargez le N° 147 - Archives - Vous abonner